Pheno Ambro c’est le phénomène de l’afro. Jeune et ambitieux , il se fait remarquer grâce à ses challenges qui séduisent le public dans sa totalité. Aujourd’hui, l’artiste est décidé à laisser son empreinte dans la musique africaine ! Il accepte d’accorder une interview à africanmoove et nous parle de son parcours musical. Tout de suite partons à la découverte de Pheno Ambro !

Bonjour Phéno ! Alors pour commencer peux-tu te présenter ?

Hello, African moove, moi c’est Amed Saliou Babatoundé plus connu sous le nom de Pheno Ambro . Produit d’un père nigérian et d’une mère Togolaise. 24 années d’existence grâce au tout puissant, Dieu le créateur.

Parles-nous de tes débuts dans la musique. Qu’est ce qui t’as donné envie de faire de la musique ?

Déjà depuis tout petit j’écoutais beaucoup de musique, parce que je suis issu d’une ethnie qui aime la musique. À 10 ans à peine, je connaissais beaucoup de chansons par cœur ; faut savoir que les weekends quand les parents ne travaillent pas au pays, dès le matin c’est la musique qui te réveille. Soit c’est papa qui mettait des musiques traditionnelles nigérianes ou c’est maman qui écoutait beaucoup de soucouss et zouglou ou Akpèssè. J’ai grandi dans ça, ce qui fait que j’avais déjà un amour naturel pour la musique qui n’a cessé de grandir, mais en ce moment j’étais beaucoup plus impliqué dans le foot qu’autre chose. Quelques années plus tard quand je suis arrivé en France pour rejoindre ma mère il y a 7 ans maintenant, j’ai commencé à m’intéresser davantage à la musique. Rien ne pouvait me faire abandonner le football, seule la musique a réussi à le faire. En vrai je n’ai jamais su quand est-ce-que j’ai vraiment arrêté. Entre 2010 et 2011 je me suis lancé, tout est allé très vite pour moi, j’ai réussi à me faire une place vraiment parmi les jeunes piliers du système musical notamment Afro, pourtant je venais d’arriver en France. Environ 4 ans plus tard je vous laisse constater vous-même l’évolution.

Quelles sont tes influences musicales ?

Influences musicales ? J’en ai pas vraiment, mais faut juste savoir que j’écoute beaucoup de musique africaine. J’écoute très souvent les grands de la musique Africaine et bien sûr souvent des musiques de chez moi. Que ce soit du Togo ou du Nigeria.

On sait que tu peux faire de l’Afro new style, de le naija music ! Quels sont les genres musicaux que tu exploites ?

Il est vrai que j’ai la chance de profiter de mes origines, du fait que j’ai vraiment reçu une éducation, me transmettant entièrement les deux cultures et qu’on retrouve dans mes morceaux. Je me suis très vite intégré en France également d’où ce côté New style qui est tendance. Ce qui me permet de faire un bon mix qui définit tout à fait mon style que j’appelle  » TOJA STYLE « . Le coupé décalé, le ndombolo , le soucouss , la rumba , les musiques traditionnelles Togolaises (Akpèssè , et autres ) , musiques traditionnelles Yoruba , et bien évidemment les plus modernes . Je suis un consommateur de musiques africaines. J’écoute d’autres musiques certes, mais pas autant que la musique Africaine.

En tant que Nigérian et Togolais est ce que tu as ce désir de faire partager ta culture à travers tes chansons en France ? Surtout pour la naija music ?

C’est vraiment très important pour moi de faire écouter et de faire connaître nos musiques ici en France et ailleurs. Dans tous mes morceaux par exemple je parle obligatoirement Mina (Togo), Yoruba (Nigeria). Et même d’autres langues parfois. C’est notre musique à nous. Si nous ne la faisons pas connaître nous même personne ne le fera. Vouloir toujours faire ce qui marche dans le pays où tu vies perso, je ne suis pas pour. Dans tous les cas, moi quel que soit le style que je ferai je n’oublie jamais la touche Africaine notamment Naija ou Togolaise par exemple. Je fais un gros big up aux Congolais qui quel que soit la musique qu’ils pratiquent, mettent l’accent sur l’une de leurs langues  » Lingala  » comme un Fally Ipupa par exemple qui, s’il était amené à faire un feat avec Mickaël Jackson, chanterait en Lingala . C’est ça la musique. Ce qui fait leur popularité d’ailleurs. Pour l’instant je m’en sors très bien avec des morceaux comme KELELE, ALIMÉ qui sont consommés par n’importe quelle origine.

On a pu remarquer une certaine proximité avec ton public surtout avec les challenges pourquoi ce choix ?

Oui c’est vrai. Je suis de base un artiste très proche de son public. Et j’aime et je préfère ça, parce que ça me permet de savoir ce qu’il veut que je lui offre. Tu ne pourras jamais connaître une personne si tu ne la fréquente pas. C’est pareil.  » Les challenges  » c’est l’un des moyens qui me permet de jouer, de m’amuser, et de rester en contact avec mon public. Aujourd’hui après KELELE qui a eu un très bon succès, c’est ALIMÉ qui enflamme le terrain. Tant mieux car c’est ce que je veux, et que le public veut ; Puis quand tu as un public aussi attachant et prêt à se prêter au jeu, que demander de plus ?

Si tu devais te décrire en 2 mots ?

En deux mots ? Euh … Calme & souriant.

Tu es plutôt Ciara ou keri Hilson ? Pourquoi ?

Ciara, déjà parce que c’est une très belle femme, ensuite parce qu’à l’époque elle sortait avec Bow wow dont j’étais fan lol, et bien évidemment parce que c’est une très grande danseuse et chanteuse.

Quel est ton plat préféré ?

Haha, c’est un plat togolais qu’on appelle  » AYIMOLOU  » mélange de riz et d’haricots. C’est trop bon.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Pour le moment je suis sur plusieurs singles que j’ai pu annoncer auparavant et que le public connaît déjà. On a fait KELELE, là ALIMÉ qui est en train d’être le tube de cet été, ensuite on passera dans le registre naija avec un morceau qui s’appelle  » WALABOK » je vous dévoile en exclu le titre du morceau qui suivra ALIMÉ. Avec mon équipe on pense d’ici 2016 faire mon premier concert live comme on dit Inch’Allah, on prévoit de voyager aller en Afrique, ect … Ce qui est sûr, plus les morceaux vont arriver, plus mon statut de phénomène de l’Afro va se confirmer. Merci African moove. Vous avez mon soutien.


Interview by @ayissee